Bâtiments incendiés, commerces vandalisés, bureaux saccagés : ce sont des scènes de violence inédites que l’on a vues ces derniers jours non pas à Paris, mais à Tirana. La capitale de l’Albanie est en proie à une contestation chaque jour plus brutale : les étudiants, qui se sont mobilisés à l'origine pour dénoncer la corruption et pour demander des moyens supplémentaires pour les universités, réclament à présent le départ d'Edi Rama, le Premier ministre albanais au pouvoir depuis 13 ans. Besnik Mustafaj, écrivain, ancien ambassadeur d’Albanie en France, répond aux questions de Daniel Vallot.