On a pu approcher l’ID. Polo GTI en studio et, entre sa bouille néo-rétro avec un peu plus de caractère et sa fiche technique qui pique la curiosité, la concurrence risque de devoir s’accrocher.

On l’attendait au tournant, car oser mettre un badge GTI sur une voiture électrique est un crime de lèse-majesté pour certains fans. Pourtant, Volkswagen n’a pas fait les choses à moitié pour célébrer les 50 ans du label GTI. Suffisant pour séduire la clientèle ? Pourquoi pas.

La recette est simple : une sage ID. Polo relevée de plusieurs éléments très GTI pour épicer le tout. Et cela ne s’arrête bien sûr pas qu’au design intérieur et extérieur. Avec l’ID. Polo GTI, le constructeur de Wolfsburg indique avoir injecté une dose d’adrénaline dans sa plateforme MEB+. Ce n’est pas juste une citadine avec un liseré rouge, c’est une véritable promesse de sportivité au quotidien qui vient prendre la relève de la Polo thermique, dont la production s’arrête justement cette année. On attend les premiers tests avec impatience pour pouvoir en juger. En attendant, c’est dans un studio de Hambourg que Numerama a pu découvrir cette ID. Polo GTI fin mars.

Sous le capot (enfin, sur le train avant), on retrouve un moteur synchrone à aimants permanents développant 166 kW, soit 226 chevaux. Le 0 à 100 km/h est abattu en 6,8 secondes. Si ce n’est pas un record absolu sur le papier, c’est l’agilité qui sera à vérifier dans les prochains mois. Volkswagen a eu le bon goût d’intégrer de série plusieurs éléments qui doivent radicalement transformer le caractère du modèle sur la route.

Cette GTI ne se contente pas d’un simple rabaissement décoratif. Volkswagen promet un vrai travail sur le châssis avec un train avant MacPherson rigidifié, un train arrière spécifique et une suspension pilotée DCC capable d’adapter l’amortissement en quelques millisecondes.

La grosse différence avec le modèle standard, c’est l’intégration du différentiel VAQ à embrayage multidisque, emprunté à la Golf GTI. Ce dernier gère le couple de manière asymétrique pour catapulter la voiture en sortie de courbe sans saturer le train avant. Avec une rigidité torsionnelle et un système de freinage « One Box » ultra-réactif, Volkswagen promet une partition technique bien plus sérieuse que ce que le segment propose habituellement.

Le point qui peut un peu décevoir concerne la recharge. La batterie de 52 kWh autorise jusqu’à 424 km en cycle WLTP, c’est correct. Mais côté recharge, on passe de 10 à 80 % en 24 minutes environ sur une borne rapide avec un pic en courant continu (DC) à 105 kW, ce qui est la même chose que sur l’ID. Polo 52 kWh. Mieux vaudra ne pas avoir le pied trop lourd, sinon on risque de passer un peu de temps sur les bornes de recharge.

À vrai dire, le bouton est tellement bien intégré au volant que si l’on ne m’avait pas dit qu’il existait, je serais probablement passée à côté de ce raccourci. Pourtant, c’est le genre de « bouton magique » que l’on apprécie, et cette fois il ne s’agit pas juste de désactiver les aides à la conduite qui nous agacent. Une pression sur le bouton GTI, et la voiture change de personnalité :

À l’intérieur, Volkswagen joue à fond la carte de la « Secret Sauce », et l’on ne parle pas ici de celle des currywursts de la marque. Si l’écran central de 12,9 pouces est digne d’une tablette haut de gamme, c’est le mode « Vintage » du Digital Cockpit qui fait sourire. D’une pression sur le volant, les compteurs numériques se transforment pour imiter graphiquement ceux de la Golf GTI originelle. Le souci du détail va jusqu’à l’affichage des morceaux de musique, représentés par une cassette audio à bande.

L’habitacle veut aussi se réconcilier avec les puristes. Le noir et le rouge GTI dictent l’ambiance. Les sièges Sport haut de gamme, de série, arborent un motif « Superclark », une réinterprétation moderne du légendaire tartan écossais des premières GTI. Les surpiqûres rouges sont omniprésentes des contre-portes aux sièges, jusqu’au volant Sport multifonction qui gagne un repère à midi typé course et un monogramme GTI illuminé. L’intérieur est vraiment réussi, c’est un coup de cœur.

Pour ceux qui veulent plus que du look, Volkswagen propose en option des sièges massants à réglage électrique (12 directions), une première sur ce segment, prouvant que cette Polo sait aussi prendre soin de ses occupants entre deux virages. Un toit panoramique et un système audio haut de gamme Harman Kardon sont aussi disponibles en option, même si on s’éloigne de plus en plus de l’esprit GTI.

Loin d’être une simple citadine gadget, cette ID. Polo profite de sa plateforme électrique pour offrir 19 mm d’espace intérieur supplémentaire par rapport à l’ancienne génération thermique. Son coffre devient même l’un des plus polyvalents du segment avec un volume colossal de 441 litres (contre 351 litres auparavant), de quoi faire rougir pas mal de compactes de la catégorie supérieure.

Alors oui, on attend encore de voir si le poids (à partir de 1 540 kg) ne viendra pas trop calmer l’enthousiasme en virage serré, mais visuellement et techniquement, l’ID. Polo GTI est sans doute la Volkswagen la plus désirable de ces dernières années. Rendez-vous à la mi-octobre pour l’ouverture des préventes.

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