Après un passage remarqué en accès anticipé, le 7 août 2018, Motion Twin sortait la version 1.0 de Dead Cells. Le titre s’est immédiatement imposé comme un roguelite frénétique, une bête de foire arcade à la nervosité presque maladive. Mais le véritable choc de Dead Cells, son ironie la plus fascinante, réside dans sa genèse : comment une équipe bordelaise fonctionnant en coopérative ouvrière (sans chef hiérarchique, avec égalité salariale stricte et décisions au vote) a-t-elle pu accoucher de la boucle de dopamine la plus impitoyablement tayloriste et addictive de la décennie ?