Alors que Carrie, l’anti-héroïne sanglante de Stephen King, connaît une nouvelle vie en série, Numerama vous propose un classement, forcément subjectif, des meilleures adaptations du maître de l’horreur sur le petit écran. Direction l’État du Maine, où une petite ville assaillie par des événements surnaturels peut en cacher une autre !

Depuis six décennies déjà, Stephen King nous régale de ses récits fantastico-horrifiques, nombre d’entre eux ayant acquis le statut de culte. Si le grand écran s’est souvent taillé la part du lion avec des classiques adaptés de ses romans comme Carrie au bal du diable (Brian de Palma, 1976), Shining (Stanley Kubrick, 1980) ou Misery (Rob Reiner, 1990), le petit écran n’est pas en reste. La sortie de la série Carrie, qui fait grand bruit, est là pour nous le rappeler.

Dès les années 70, les récits captivants du prolifique romancier ont fait l’objet d’adaptations télévisées. Chaque décennie possède son adaptation marquante, qui témoigne aussi de l’évolution de l’histoire des séries. Numerama fait le point avec un top des plus belles réussites.

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Dead Zone reste l’un des rares exemples de série au long cours adaptée, certes très librement, d’une œuvre de Stephen King. Les nombreuses adaptations (une soixantaine au total, en comptant le grand écran) ont démontré que le format de la mini-série convenait probablement le mieux pour savourer en images un récit du maître de l’horreur, sans l’étirer artificiellement.

Adaptée par Michael et Shawn Piller du roman éponyme de 1979, Dead Zone suit les péripéties de Johnny Smith (Anthony Michael Hall). Après un grave accident, il a des visions de morts dans un futur proche. Il va mettre son don au service de la police avec une enquête différente dans chaque épisode. Diffusée entre 2002 et 2007, la série a connu six saisons et une fin brutale. Les fans ont longtemps demandé un téléfilm de conclusion, en vain.

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Qui mieux que Stephen King pour adapter Stephen King ? Dans cette mini-série en quatre épisodes, l’écrivain adapte son roman « Le Fléau » (1976), dans lequel un virus létal proche de la peste a décimé la majorité de l’humanité. Assaillis par des rêves, les survivants se divisent bientôt en deux camps : le bien et le mal, amenés à s’affronter.

Réalisée par Mick Garris et scénarisée par King, la mini-série diffusée en 1994 bénéfice d’un chouette casting (Gary Sinise, Molly Ringwald, Rob Lowe…). Le Fléau a beau voir mal vieilli en termes d’effets spéciaux, il reste plus aimé que sa récente adaptation,The Stand, sortie en 2020 avec Alexander Skarsgård et Whoopie Goldberg et vite oubliée. Le Fléau restitue mieux l’ambiance post-apocalyptique terrifiante du roman.

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C’est l’histoire d’une vache coupée en deux ! Cette séquence d’introduction, qui illustre de manière saisissante l’arrivée soudaine d’un dôme géant aux propriétés surnaturelles sur Chester’s Mill, une petite ville américaine tranquille, avait marqué les esprits lors de la diffusion du pilote de la série.

Librement adaptée du roman « Dôme » (2009) par le scénariste et auteur de comics Brian K. Vaughan (Paper Girls), la série mixe avec un certain savoir-faire les obsessions du romancier avec une narration haletante à la Lost, pleine de mystères et de scènes d’action. Son casting choral, comprenant Mike Vogel, Dean Norris (Breaking Bad) ou Britt Robertson (Girlboss) ne laisse aucun temps mort.

Après une première saison bien accueillie et pensée comme une mini-série, la deuxième a fait du sur place. La série s’achève en 2015 dans l’indifférence générale. Loin d’être parfaite mais divertissante, et c’est parfois tout ce qu’on demande à une série, Under the dome témoigne d’une époque pré-plateformes où les grandes chaînes américaines prenaient encore des risques.

Il s’agit de la toute première adaptation sérielle d’un roman de Stephen King. Adaptée du livre « Salem » (1975), la mini-série Les Vampires de Salem suit le retour au bercail de l’écrivain Ben Mears à Salem’s lot, sa ville natale. Tandis qu’il enquête sur une maison hantée pour son prochain livre, Ben va découvrir l’existence de vampires, bien décidés à transformer toute la ville.

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Réalisée par Tobe Hooper (Massacre à la tronçonneuse), la mini-série en deux parties a été diffusée en 1979 sur CBS. Si les effets spéciaux et le look à la Nosferatu des suceurs de sang paraissent datés, l’ambiance horrifique distillée par le cinéaste a conservé son aura.

A l’époque, la série a connu un tel succès qu’elle est également sortie au cinéma, dans une version amputée de plus d’une heure. Une nouvelle adaptation filmique, Salem’s Lot, a été réalisée par Gary Dauberman (scénariste des films Annabelle), en 2024 pour la plateforme HBO Max, mais elle est passée relativement inaperçue.

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Mike Flanagan (The Haunting of Hill House), l’un des grands noms de l’horreur moderne, a pris des libertés pour adapter le grand classique « Carrie » de Stephen King. Publié en 1974, le roman plonge dans l’histoire d’une adolescente persécutée dans son lycée et chez elle, par une mère fondamentaliste chrétienne. Elle finit par se venger de façon spectaculaire en utilisant ses pouvoirs télékinésiques pour anéantir toute la ville.

L’excellente Summer H. Howell prête ses traits à cette Carrie nouvelle génération, plus aimable et moins rageuse que l’anti-héroïne du roman. Explorant le microcosme du lycée, Flanagan développe des personnages secondaires adultes et en met à jour la métaphore horrifique.

Au-delà de l’arrivée des règles, être une adolescente à l’ère des réseaux sociaux est un film d’horreur en soi. Le réalisateur livre une adaptation anxiogène et résolument contemporaine, qui divisera les fans du roman, à n’en pas douter !

Composée de deux saisons,Castle Rock n’est pas à proprement parler une adaptation d’un roman du maître de l’horreur. Créée par Sam Shaw et Dustin Thomason, avec Stephen King et J. J. Abrams à la production, la série mêle des personnages, des lieux et des thèmes chers au romancier.

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