Les Serbes sont appelés aux urnes dimanche 25 octobre pour des législatives anticipées. Le régime du président Aleksandar Vucic, en place depuis 14 ans et réputé pour sa corruption et ses penchants autoritaires, fait face à une large contestation populaire menée depuis deux ans par les étudiants, qui présentent leur liste de candidats : 250 inconnus du grand public, novices en politique, pour la plupart professeurs d'université ou fonctionnaires, dont le point commun est la lutte contre la corruption et la restauration de l'état de droit. Par-dessus tout, les étudiants et la population craignent la fraude électorale, systématique en Serbie. Parmi l'arsenal de moyens pour tenter de l'éviter, les étudiants ont, comme la loi électorale les y autorise, désigné des contrôleurs électoraux, qu'ils ont formés.