À la veille d’une nouvelle journée de mobilisation à hauts risques en France, le président Macron a de nouveau pointé du doigt « l’ultragauche qui veut faire tomber la République ». « On assiste à une confrontation entre le pouvoir politique et des groupes minoritaires qui ont une volonté insurrectionnelle » et qui « ne participent pas au jeu institutionnel », explique l’historien Sylvain Boulouque, spécialiste des radicalités politiques et des mouvements sociaux. L’ultragauche, nébuleuse de petits partis sans chef, des black blocs aux anarchistes en passant par les révolutionnaires et les antifas, ne veut pas « faire tomber la République », estime Sylvain Boulouque, « elle en veut une autre » et compte l’obtenir en recourant à la violence.