En Afrique, les voitures électriques chinoises progressent à grande vitesse. En 2025, leurs importations ont plus que doublé sur le continent, poussées par la hausse des prix du carburant, les tensions sur les marchés pétroliers et la volonté croissante de réduire la dépendance énergétique.
Publié le : 18/05/2026 - 10:44Modifié le : 18/05/2026 - 10:50
1 min Temps de lecture
Avec notre correspondante à Pekin, Clea Broadhurst
Selon les chiffres du ministère chinois du Commerce, l’Afrique a importé plus de 44 000 véhicules électriques chinois en 2025, contre moins de 20 000 l’année précédente. Une hausse spectaculaire de près de 129 %, qui confirme l’expansion rapide des constructeurs chinois sur le continent africain.
Cette progression s’explique d’abord par le contexte énergétique mondial. Avec les tensions au Moyen-Orient et les perturbations sur les marchés pétroliers, plusieurs pays africains subissent une flambée durable des prix du carburant.
Dans certaines régions, les coûts du transport explosent, fragilisant les économies locales et poussant gouvernements comme consommateurs à chercher des alternatives moins dépendantes du pétrole importé.
La Chine profite pleinement de cette dynamique. Grâce à des véhicules souvent moins chers que leurs concurrents occidentaux, les marques chinoises dominent désormais largement ce marché émergent.
Certains pays avancent particulièrement vite. L’Éthiopie fait figure de pionnière : le gouvernement interdit progressivement l’importation de véhicules thermiques afin d’accélérer la transition électrique. Le pays compte déjà plus de 115 000 véhicules électriques en circulation, un chiffre encore rare à l’échelle du continent africain.
À lire aussiLa Chine étend le «tarif douanier zéro» à toute l’Afrique, avec des effets économiques limités
Extracted and lightly reformatted for readability. · Source: fr
