19 septembre 202619/09/2026 • 12:00
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Chaque année à la fin de l’été, c’est désormais une tradition chez Garmin qui renouvelle sa gamme de montres de sport outdoor. Cette année ne fait pas exception et la marque américaine a frappé fort en dévoilant pas moins de treize déclinaisons des Fenix 9 et Fenix 9 Pro.
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Avant un test à venir de la Fenix 9 Pro en version Solar, j’ai déjà eu l’occasion de tester la Fenix 9 Pro en déclinaison Amoled. Mais entre son nouveau boîtier tout en métal, son écran plus lumineux, ses nouvelles données d’entraînement ou sa cartographie annoncée comme plus fluide, que vaut cette montre face aux précédentes Fenix 8 et Fenix 8 Pro ? C’est ce qu’on va voir dans ce test complet de la Garmin Fenix 9 Pro.
La montre de ce test nous a été fournie par le constructeur. La Fenix 9 Pro testée ici est la version 47 mm « carbon gray » avec écran Amoled et connectivité InReach
De prime abord, les habitués de la gamme Fenix de chez Garmin ne seront pas perdus avec la Fenix 9 Pro. On retrouve les marqueurs principaux des précédentes Fenix 8 et Fenix 8 Pro. La montre reprend notamment l’aspect massif propre aux montres outdoor de Garmin, avec des parties en métal, des boutons tout autour du boîtier, un marquage de la lunette à deux, quatre, six, huit et dix heures, une visserie apparente et une barrette de protection permettant de protéger le baromètre sur le côté droit du boîtier.
Néanmoins, à y regarder de plus près, et notamment de profil, la Fenix 9 se distingue nettement des précédentes montres de Garmin par son choix de matériaux.
Jusqu’à présent, même si les montres Garmin outdoor étaient dotées d’une lunette et d’un dos en métal – de l’acier inoxydable ou du titane – on retrouvait, entre les deux couches, une bonne dose de plastique, ou de polymère renforcé de fibres pour reprendre la formulation de la marque. Cette fois, on a droit à un boîtier quasiment tout en titane sur la Fenix 9 Pro. C’est d’ailleurs l’une des principales différences avec la Fenix 9 standard qui conserve l’ancien design. Alors, certes, Garmin a conservé certaines fines parties en plastique, juste en dessous de la lunette ou au-dessus de la plaque arrière, mais il s’agit là essentiellement de contraintes techniques. De quoi servir à isoler les antennes de la montre ainsi que l’électrocardiogramme.
Notons par ailleurs que la Fenix 9 Pro est proposée exactement avec le même design, le même format et le même poids avec ou sans connectivité InReach. D’apparence, rien ne vient distinguer donc une montre avec connectivité LTE et satellite d’un modèle limité au Bluetooth.
Comme on peut le voir dans le tableau ci-dessus, la Fenix 9 Pro parvient en outre à conserver une épaisseur proche de celle de la Fenix 8 de 2024, mais avec un boîtier tout en métal dont le poids se rapproche de la Fenix 8 Pro, pourtant bien plus épaisse. Un très bon point qui est également valable aussi pour la Fenix 9 Pro InReach.
À l’usage, j’ai pu tester la Fenix 9 Pro à un poignet et la Fenix 8 à l’autre, toutes deux en format 47. Au quotidien, la différence de poids entre les deux ne saute pas aux yeux, mais la Fenix 8 restait cependant plus confortable dans le cadre sportif et avait tendance à rester mieux arrimée au poignet malgré les mouvements de bras. Il faut néanmoins concéder que la différence peut aussi se jouer sur le bracelet puisque la Fenix 9 Pro testée était fournie avec un bracelet en silicone alors que j’utilisais un modèle en nylon avec attache velcro, plus élastique et ajustable, sur la Fenix 8.
Notons par ailleurs que Garmin conserve ici son système d’attache de bracelet QuickFit et qu’on pourra donc aisément remplacer celui de la Fenix 9 Pro par un modèle compatible de 20, 22 ou 26 mm selon la taille de la montre. Si le système QuickFit a l’avantage d’être plus résistant et plus simple à retirer qu’un bracelet standard à pompe à relâchement rapide, il signifie aussi que tous les bracelets de montres ne seront pas compatibles et qu’il vous faudra nécessairement opter pour un bracelet de Garmin ou d’un accessoiriste tiers.
Côté solidité et résistance, on l’a vu, la Fenix 9 Pro a droit à un tout nouveau boîtier tout en titane. Un matériau plus léger que l’acier et plus dense que l’aluminium, censé être le compromis idéal entre légèreté et résistance aux rayures. La montre a aussi droit à une protection d’écran en verre saphir, toujours pour résister au mieux aux rayures. Enfin, elle est compatible 10 ATM et pourra donc être portée sous la douche, à la piscine et même en plongée jusqu’à 40 mètres de profondeur.
Pour la plongée d’ailleurs, Garmin a conservé son système de boutons sans clic mais avec retour haptique. Seulement, la marque américaine a écouté les critiques qui jugeaient leur utilisation trop molle avec un manque de fermeté, notamment en allongeant la course des boutons. On a donc des touches qui s’appuient davantage pour un rendu plus proche de véritables boutons physiques traditionnels. Reste que l’effet de vibration proposé reste encore loin d’être aussi satisfaisant qu’un clic mécanique classique.
Avec sa Fenix 9 Pro, Garmin communique enfin sur la luminosité de sa dalle. Il faut dire que, jusqu’à présent, la marque était particulièrement discrète sur les caractéristiques d’affichage de ses montres et n’avait indiqué la luminosité de sa montre que sur un seul modèle, la Garmin Fenix 8 Pro MicroLED, qui atteignait les 4500 cd/m².
La marque se veut un peu plus transparente avec sa nouvelle génération et indique que la Fenix 9 atteint désormais les 2000 cd/m² et la Fenix 9 Pro un pic de luminosité de 3000 cd/m². De quoi lui permettre de faire jeu égal avec des montres connectées haut de gamme plus traditionnelles comme la Samsung Galaxy Watch 9, la Google Pixel Watch 4 ou l’Apple Watch Series 12.
Au quotidien, cette augmentation de la luminosité ne change pas foncièrement la donne face à la Fenix 8, mais elle apporte néanmoins un confort indéniable. L’écran devient encore plus facilement lisible lors des entraînements en course à pied, sans avoir à plisser les yeux pour consulter son allure ou sa fréquence cardiaque à cause des reflets du ciel. Notons aussi que la Fenix 9 Pro intègre bien évidemment un capteur de luminosité ambiante qui va ajuster l’éclairage de la dalle à la luminosité extérieure.
Notons par ailleurs que la Fenix 9 Pro, du moins dans sa version classique, a droit à un écran Amoled. Pour le reste des caractéristiques d’affichage, elles vont bien évidemment dépendre du format de la montre :
Avec son modèle 51 mm, c’est la première fois que Garmin propose un écran aussi grand sur une montre connectée. Néanmoins, ce choix ne se fait pas sans compromis. On notera d’abord qu’il s’agit là de la dalle la moins dense en affichage avec 310 pixels par pouce, contre 324 pixels par pouce pour le modèle 47 mm. À titre de comparaison, les Apple Watch proposent toutes un écran « Retina » avec une densité de 326 pixels par pouce.
Par ailleurs, malgré l’augmentation de la taille d’écran sur le modèle 51 mm, les dalles Fenix 9 Pro restent plutôt petites par rapport à la taille du boîtier en n’occupant que 56 à 59 % de sa surface. On a encore des bordures plutôt larges tout autour de l’écran. Dommage, on aurait pu profiter d’un confort de lecture encore accru avec des écrans un peu plus larges.
La montre est aussi munie d’un mode d’affichage always-on permettant d’afficher certaines données en permanence sur l’écran de la montre. Une fonction toujours appréciée pour son aspect esthétique et pratique, même s’il va logiquement consommer davantage d’énergie et réduire l’autonomie de la montre.
En outre, la Fenix 9 Pro peut passer en mode sommeil, programmable sur certaines plages horaires. Avec ce mode, l’affichage always-on va automatiquement se désactiver, tout comme la fonction permettant d’allumer l’écran en levant le poignet.
La Fenix 9 Pro est fournie, comme d’habitude chez Garmin, avec son lot de cadrans exclusifs. Par défaut, la montre est dotée du cadran « Dynamo » personnalisable, mais on pourra bien évidemment en télécharger bien davantage avec des centaines de cadrans proposés au téléchargement dans l’application Garmin Connect IQ sur smartphone.
La Garmin Fenix 9 Pro est compatible, comme toutes les montres Garmin, aussi bien avec les iPhone qu’avec les smartphones Android. Pour paramétrer la montre et l’appairer à votre téléphone, il vous faudra nécessairement passer par l’application Garmin Connect disponible aussi bien sur le Google Play Store que sur l’App Store d’Apple.
Garmin Connect Mobile
C’est notamment au niveau des composants que Garmin a amélioré la formule sur sa Fenix 9 Pro par rapport aux précédentes Fenix 8 et Fenix 8 Pro. La montre embarque notamment un stockage deux fois plus important, passant de 32 à 64 Go, pour la cartographie ou le téléchargement de musique.
Du côté de la RAM aussi, le constructeur indique avoir augmenté la capacité de mémoire de l’ordre de 50 %, même s’il ne communique pas sur les chiffres.
Pour la navigation dans l’interface de la montre, on retrouve, sur la Fenix 9 Pro, les cinq boutons gestes et les gestes habituels de la marque :
Pas de surprise donc du côté de la navigation, puisqu’il s’agit de la même interface que sur les autres montres de la marque.
La Garmin Fenix 9 Pro // Source : Chloé Pertuis – Frandroid
La Garmin Fenix 9 Pro // Source : Chloé Pertuis – Frandroid
Il en va de même pour les fonctionnalités supportées, avec l’intégration d’une lampe-torche LED dédiée, particulièrement pratique à l’usage. Sur ce point, notons cependant que la lampe ne se contente plus des trois niveaux de lumière blanche et de la lumière rouge, mais intègre désormais aussi un éclairage en vert.
La Fenix 9 Pro est aussi compatible avec les applications tierces disponibles sur l’application Garmin Connect IQ. On pourra donc étendre les fonctions de la montre, notamment en installant les applications Spotify, Deezer, WhatsApp, YouTube Music, Komoot ou Google Maps. Elle intègre aussi le paiement sans contact grâce à sa puce NFC et la fonctionnalité Garmin Pay. On pourra également recevoir des notifications directement sur la montre et passer ou recevoir des appels téléphoniques en Bluetooth.
Enfin, la Garmin Fenix 9 Pro est aussi proposée en version « InReach », moyennant un surcoût de 100 euros et un abonnement. De quoi vous permettre de partager votre position en temps réel, même sans smartphone, ou contacter les urgences en cas d’accident, même en l’absence de réseau mobile grâce à la connexion satellitaire. On s’attardera davantage sur ces fonctionnalités lors du test de la Garmin Fenix 9 Pro Solar.
Pour suivre les entraînements sportifs ou les données de santé au quotidien, la Fenix 9 Pro dispose d’un thermomètre, d’un capteur cardio optique, d’un oxymètre de pouls, d’une boussole, d’un gyroscope, d’un accéléromètre, d’un profondimètre, d’un électrocardiogramme et d’une puce GPS.
Pour le suivi GPS, la Garmin Fenix 9 Pro reprend la même technologie que les précédentes montres de la marque, avec une puce de géolocalisation compatible multi-GNSS et double fréquence. Elle est ainsi capable de fonctionner avec les constellations GPS, Glonass, Galileo, QZSS et Beidou.
Cependant, Garmin a revu le choix des options du suivi GPS avec quatre nouvelles configurations proposées : optimisation de la précision, standard, batterie longue durée et optimisation de la batterie. Malheureusement, l’optimisation de la précision passe désormais nécessairement par la fonction « SatIQ » qui sélectionne automatiquement le mode le plus adéquat en fonction de votre environnement. Il est ainsi impossible de forcer une configuration « tous systèmes + multibandes » en permanence.
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