Plusieurs dizaines d’élèves ont potentiellement été enlevés ce vendredi 15 mai par des jihadistes dans le district d’Askira Uba dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria. Cette zone, située non loin du village de Chibok où avaient été enlevées 274 lycéennes en 2014, fait l’objet d’une recrudescence d’attaques ces derniers mois, à la fois contre les habitants mais aussi contre des bases de l’armée. Au même moment, d'autres rapts étaient commis dans une autre région du pays.

Publié le : 16/05/2026 - 04:23

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Avec notre correspondant à Lagos, Harmony Pondy Nyaga

Peu avant 9h du matin, des jihadistes à moto ont fait irruption dans une école du village de Mussa dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria. Cette localité borde la forêt de Sambisa, une réserve naturelle connue pour être un repère de jihadistes.

Selon le témoignage d’un élu dans la presse locale, l’armée venait de quitter la zone après une patrouille. « Cela signifie que les insurgés ou les assaillants espionnaient les mouvements de troupes avant de frapper » commente-il.

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Le même jour, dans l’État d’Oyo, dans le sud-est du pays, à 300 km de Lagos, d’autres enlèvements d’enfants ont été commis lors d’une attaque coordonnée contre trois écoles, menée par des hommes armés non identifiés.

Malgré la déclaration de l’état d’urgence national par le président Tinubu en novembre 2025 et le recrutement croissant au sein des forces armées, le Nigeria est toujours confronté à une recrudescence de l’insécurité, à la fois du fait des groupes jihadistes, mais aussi de bandes armées locales, communément désignées sous le terme de « bandits ».

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