Il y a 50 ans, jour pour jour, la police, épaulée par des milices paramilitaires d’extrême droite, mettait à feu et à sang l’université Thammasat, à Bangkok, en Thaïlande, où était retranchée la jeunesse mobilisée pacifiquement contre le retour de l’ancien dictateur militaire Thanom Kittikachorn. Un demi-siècle plus tard, étudiants, militants et survivants commémorent les victimes de l’une des pages les plus sombres de l’histoire moderne du royaume.