Au festival de Cannes, est projeté «Congo Boy», un film réalisé par Rafiki Fariala, Centrafricain d'origine congolaise. Le film a été présenté hier, vendredi 15 mai, dans la section Un Certain Regard. Le réalisateur, maintenant âgé de 28 ans, né dans les Kivu dans l'Est de la RDC, et a grandi en Centrafrique où il est devenu un star locale du rap.

Publié le : 16/05/2026 - 08:18Modifié le : 16/05/2026 - 08:33

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avec notre envoyée spéciale au festival de Cannes, Houda Ibrahim

Ses parents ont fui la guerre en RDC alors qu'il n'était âgé que de quatre mois. Il a grandi à Bangui où il a fait ses études universitaires en économie et en gestion. En musique et en cinéma il est pratiquement autodidacte, mais ça ne l'a pas empêché de déjà signer, en 2022, un documentaire coup de poing : Nous étudiants, sur les violences sexuelles commises sur les campus.

Congo Boy est inspiré de l'histoire personnelle de Rafiki Fariala et de sa famille réfugiée à Bangui. Comme dans le film, ses parents se retrouvent en prison et lui, à la rue avec ses quatre frères et sœurs. Comme dans le film, il a été blessé à la jambe par la milice Balaka durant la guerre.

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Mais contrairement à ses parents, le jeune homme luttait pour arracher sa liberté. Pour ressembler à ceux qui l’entouraient : « C'est la folie de ce monde qui fait que des fois on vit ce genre de situation : vivre comme un réfugié. Quand on est réfugié, on est comme emprisonné, la prison c'est la société, et les barrières c'est les humains. Malgré le fait que ce soit dur, les jeunes réfugiés ont toujours des rêves. On a l'espoir qu'on va toujours s'en sortir. À travers ce film, ce que je veux, c’est que les gens regardent les réfugiés d'une autre manière. Ils ne sont pas justes des mendiants, ce sont des jeunes qui sont se battent, qui ont de l'espoir et qui peuvent s'en sortir. C'est un peu mon cas. »

Bradely Fiomona, le jeune acteur choisi pour incarner le rôle principal, est un Centrafricain mordu de musique. « La musique, c'était déjà ma passion, mais je n'osais pas trop me montrer sur les réseaux... c'était un truc que je faisais dans ma chambre, je ne voulais pas trop me dévoiler. Ce film m'a apporté une certaine assurance, une certaine force... Je n'avais jamais fait ça, mais ce film c'était magique pour moi. J'ai trop aimé et j'espère continuer. »

Congo Boy déborde de vie, d'énergie, de courage, de musique, d'amour et d'espoir.

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