Stellantis, le groupe automobile franco-italo-américain qui fabrique notamment les véhicules Citroën, Fiat ou Chrysler, va relancer son partenariat avec le chinois DongFeng. Cette entreprise d'État fait partie des dix plus gros constructeurs dans le pays. Leur alliance va conduire à la production en Chine des modèles Peugeot et Jeep. Mais l'ambition du tandem Stellantis-DongFeng dépasse la production de ces véhicules.

Publié le : 15/05/2026 - 17:55

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Le projet représente un investissement total de plus de huit milliards de yuans (environ un milliard d'euros), majoritairement financés par les collectivités chinoises. Stellantis doit apporter 130 millions d'euros dans ce partenariat.

Cette alliance se concrétisera à Wuhan, dans l'est de la Chine, où les deux marques ont déjà leur usine et leur entreprise commune : DPCA. Deux nouveaux modèles Peugeot électriques et deux modèles Jeep hybrides y seront produits, destinés au marché chinois et à l'exportation.

« Stellantis et DongFeng sont prêts à capitaliser davantage sur leurs atouts respectifs et à lancer de nouveaux véhicules intégrant des technologies électriques de pointe », a déclaré le directeur général de Stellantis, Antonio Filosa, cité dans le communiqué. Les deux groupes ont signé un « accord stratégique » pour une collaboration plus large, pour la production de modèles à vocation mondiale.

L'objectif est de combiner les atouts des deux groupes pour apporter « un nouvel élan puissant à la transformation de DPCA », a commenté le président de DongFeng, Qing Yang. Il s'agit d'un échange de bons procédés : DongFeng n'est pas encore présent en Europe, mais est en discussion pour racheter trois usines Stellantis, en France, en Italie et en Allemagne.

Depuis les années 1990, leur co-entreprise DPCA avait produit six millions de véhicules. Mais la concurrence féroce en Chine avait bouleversé leurs affaires communes. Avec ces accords de production, Stellantis et DongFeng comptent dépoussiérer leur machine, et ainsi gagner des parts de marché, notamment en Chine, et suivre la cadence du concurrent et leader mondial de l'électrique BYD.

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